EGLISE SAINT-BERNARD DE LA CHAPELLE

8 juin - 17H

11 Rue Affre, 75018 Paris

Métro Ligne 2 - Barbès Rochechouart

Peu de quartiers à Paris symbolisent comme celui de la Goutte d’or l’accueil des personnes venues de tous les coins du monde. En découle une énergie, une richesse, une sociabilité portée le plus souvent par la joie et le courage des femmes.  En 1996, en ouvrant ses portes à 300 « sans-papiers », avec l’accord d’Henri Coindé, curé de la paroisse, l’église Saint-Bernard mit en acte le principe de solidarité cher au quartier. Les images de leur expulsion brutale par les forces de l’ordre feront le tour du monde. Face au parvis de l’église, un square commémore Said Bouziri, militant d’origine tunisienne très actif dans les mouvements des années 1970 pour les droits des immigrés. Un pont dansé reliera l’église au square, le temps d’une chorégraphie habitée par la force des liens qui rassemblent et résistent à la peur de l’autre. 

Avec Le temps qui passe, la chorégraphe américaine Elsa Wolliaston donne place aux liens de soutien et d’amitié qui se nouent entre ceux venus de loin, au risque de leur vie, ceux dont les histoires personnelles sont marquées par la douleur, la crainte, mais aussi l’espoir, afin de trouver une terre d’accueil dans la patrie des droits de l’homme. 

Elsa Wolliaston

Chorégraphe et danseuse

Née en Jamaïque, Elsa Wolliaston a grandi en Afrique de l’Est avant de s’installer à New York pour étudier la danse. Depuis 1969, elle réside à Paris où elle a cofondé en 1975 le Ma Danse Rituel Théâtreavec Hideyuki Yano, explorant des créations novatrices mariant danse et théâtre. Pendant plus de cinquante ans, elle a voyagé à travers le monde pour se produire, enseigner et collaborer avec des metteurs en scène d’opéra et de théâtre.  

Fabien de Chavanes

Artiste, chorégraphe et danseur

Fabien est un artiste pluridisciplinaire dont le travail se nourrit et se développe dans et par la transversalité. Son origine prend sa source dans la musique, le jazz ainsi que le DJingqu’il pratique pendant un temps.Par glissement et proximité, il élargit sa pratique et enrichit son processus d’écriture dans le domaine des arts visuels. La photographie, la vidéo, la peinture, le dessin ainsi que  les techniques mixtes et numériques sont autant de possibilités de déplacements et transformations. La danse et la performance occupent une place particulière. Elles représentent pour lui la possibilité d’une synthèse de toutes ces pratiques dans un rapport direct avec le monde extérieur. Ilcollabore régulièrement en tant qu’interprète avec différents artistes et chorégraphes. 

La rencontre avec Elsa Wolliaston est déterminante dans son parcours de danseur et chorégraphe. Elle lui ouvre la porte vers la recherche de sa propre écriture corporelle et chorégraphique. Elsa l’accompagne et lui apporte un regard extérieur dans la création de ses 2 premières pièces chorégraphiques: « Solo 1 / Passage » et « Solo 2 / Round about midnight, tous les chats sont gris ». 

Aujourd’hui, ils créent ensemble la pièce « Le temps qui passe » qui sera jouée dans le cadre de La Ville dansée. 

 

Elsa Wolliaston

chorégraphe et danseuse

Fabien de Chavanes

Artiste, chorégraphe et danseur

8 Juin - 11h00

PARKING RER - GRIGNY

En prologue de notre journée, le chorégraphe Rabah Mahfoufi déstructure le célèbre titre “Summer Time” du jazzman. Il devient “Seum hors time” : “seum”, le venin en arabe et la rage, cette sensation d’en vouloir à tout le monde, une colère “hors du temps” qui empêche de saisir ce que pourrait offrir le présent. Elle mènera aux “Murs en mouvement” du chorégraphe marocain Mohamed Lamqayssi qui explorera « les frontières invisibles qui séparent et unissent nos cœurs, tisser un récit vibrant de la vie qui palpite audelà des murs de pierre et dévoiler les émotions cachées, les rêves étouffés et les espoirs éternels des habitants qui peuplent les ruelles ombragées et les places animées ».

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8 Juin - 12h00

Hangar Y - Meudon

Le chorégraphe burkinabé Fasso Salia Sanou a fait de la réflexion sur le détournement des vêtements de l’expression du pouvoir le cœur de sa création Garden Party. Avec pour inspiration la « Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes » (SAPE), mouvement culturel popularisé dans les années 1960, notamment à Brazzaville et Kinshasa, le chorégraphe propose une réflexion autour de la question du corps, du style et du détournement. Car en imitant le colonisateur, le sapeur crée une véritable parodie de l’homme blanc et le vêtement devient ainsi le médium d’une esthétique corporelle et d’une revendication sociétale et sociale.

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8 Juin - 13h00

FONTAINE DU PALAIS DE TOKYO - MUSÉE D’ART MODERNE DE PARIS

Icône et symbole de Paris à travers le monde, la Tour Eiffel, conçue pour l’Exposition universelle de 1889, demeure aujourd’hui encore un objet architectural fascinant, un phare au sein de la capitale, une silhouette unique qui s’offre aux regards sous de multiples perspectives comme celle que nous découvrons depuis la fontaine du Palais de Tokyo.

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8 Juin - 14h00

JARDIN DES GRANDS EXPLORATEURS

Deux récits seront ainsi mis en miroir, l’un par le chorégraphe américain Kyle Abraham qui revisite le langage et les codes du classicisme, l’autre par l’artiste camerounais Zora Snake, qui, dans un geste éminemment politique, met en mouvement les séquelles du rapt de la colonisation.

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8 Juin - 15h00

LIBRAIRIE PRÉSENCE AFRICAINE

Dans le Paris de l’après-guerre, dans une Europe qui se remet du Nazisme, l’érudit d’origine sénégalaise, Alioune Diop, crée en 1947 la revue Présence africaine, puis en 1949, la librairie et les éditions du même nom en 1949. Il fait du proverbe peul, Niam n’goura, Wona Niam Paya, (littéralement, « mange pour que tu vives, et non, mange pour que tu t’engraisses ») le symbole de son projet : importance de la connaissance et apport incommensurable du continent africain à la pensée et à la culture du monde.  

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8 Juin - 16h00

PLACE MAUBERT

Avec “Hô nhây mùa, une indépen-danse”, Emmanuelle Huyn met en scène «la force motrice d’un jeune exilé vietnamien arrivé en France dans les soutes de 3eme classe d’un paquebot assurant la liaison Haiphong-Dunkerque en 1911 pour exprimer sa puissance de déplacement, d’apprentissage, d’évitement – sa manière de contourner, de convaincre, de rassembler pour arriver à ses fins, une pratique de « la godille, du slalom, de l’évitement : une soif d’apprentissages multiples ». 

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8 juin - 18h00

TOIT DE LA PHILHARMONIE DE PARIS

Sur le toit de la Philharmonie de Paris conçue par Jean Nouvel, au-dessus du vrombissement des moteurs des véhicules engagés sur le boulevard périphérique, le chorégraphe mozambicain Idio Chichava, un artiste passionné par la puissance du chant dans la danse, fait en sorte que des voix prennent ensemble le vent, s’élèvent de corps allongés face au ciel du Grand Paris. 

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8 Juin - 19h00

Théâtre de la Concorde - Temps de la rencontre

19h : Rencontre avec Benjamin Millepied, des chorégraphes de La Ville dansée et le collectif de création artistique.

20h15 : Diffusion de Manège, chorégraphie de Madeline Hollander réalisée au Stade de France.

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8 Juin - 20h15

STADE DE FRANCE

Diffusion en ligne – Lieu non ouvert au public

La chorégraphe américaine Madeline Hollander qui aime s’inspirer pour ses créations de l’observation des comportements au quotidien trouve dans les multiples visages du Stade de France un écosystème fascinant où les petits gestes font les grands évènements.

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8 juin - 21h00

PATINOIRE DE SAINT OUEN

Pour La Ville dansée, le chorégraphe Idio Chichava y présente Vagabundus, une œuvre pour 13 danseurs-chanteurs qui écrit par les gestes et les voix la migration, le nomadisme, l’identité, l’attachement comme l’arrachement à une communauté, à une mémoire collective. 

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